24/09/2013

MENTAL. Inde 2007 (Paris)


Pour accéder au parc national de Pench, situé au sud du Madhya Pradesh (Etat du centre de l’Inde), il faut prendre un petit avion à Delhi, se poser à l’aéroport de Nagpur avant de parcourir environ cent cinquante kilomètres de route. En cette saison, la température extérieure flirte avec les 50°.
L’activité du parc et son développement sont consacrés principalement à la protection et l’observation des tigres du Bengale. Dans l’iconographie hindoue, la peau du tigre est un des éléments du dieu Shiva. Il est aussi la monture de Shakti, symbole de l’énergie de la nature.
Le parc fait 292,85 km2, le sanctuaire 118,31 et la zone forestière totale 346,89. Soit environ 758 km2 de réserve consacrés aux tigres.
Juste avant la mousson, la jungle, desséchée, a des allures automnales. Son terrain vallonné, couvert de tecks, de bambous, d’arbustes et de diverses plantes parasites, abrite de nombreuses autres espèces comme les panthères, les loups, les dhols (chiens sauvages indiens), les langurs (une variété très répandue de singe), les macaques, les chacals, les hyènes, les sangliers, les cerfs…, ainsi qu’une impressionnante diversité d’oiseaux aux couleurs parfois surprenantes.
C’est une description de cet écosystème particulièrement riche qui aurait inspiré son Livre de la jungle à Rudyard Kipling.
Le parc tire son appellation du fleuve Pench, qui le traverse du nord au sud.
Ce cours d’eau, dont le lit se répand considérablement pendant la mousson, libère, en saison sèche, d’immenses étendues désertiques que la vive lumière et la forte chaleur font ressembler à des visions oniriques. 
Il n’est possible d’observer et photographier ce sanctuaire sauvage qu’à travers un safari - organisé par les autorités du parc - dont les règles sont extrêmement strictes.


Les tigres sont très difficiles à localiser et ne peuvent être approchés qu’à dos d’éléphants. La confrontation excède rarement quelques courtes minutes. Le temps de plonger son regard fasciné dans l’oeil jaune d’un prédateur en liberté.
HR 
(Publié dans le Purple Journal numéro 11)